Gin.net on the road

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Toxic

Toxic, c'est le nom d'un livre que je viens de lire. Sous-titre: Obésité, malbouffe, maladies... enquête sur les vrais coupables. Par William Reymond. Je vais y revenir plus loin, et décrire le cheminement qui m'a amenée à ce livre.

Ceux qui me connaissent depuis quelques années savent que si j'aime bien manger, je n'ai jamais été une grande passionnée de cuisine. Il m'est arrivé quelques fois de faire des trucs sympas pour des amis, mais jamais sans trop m'éloigner d'une recette trouvée dans un bouquin et sur le net. Et pas bien souvent. Pas que je n'aimais pas ça, de temps à autres c'est amusant, mais pas au point de m'y intéresser de très près. Le reste du temps, je me nourrissais, plus ou moins sainement, pas mal avec des plats plus ou moins déjà prêts.

Et puis, il y a deux ans, trouvant que décidément, le gras s'installait un peu trop durablement sur mes hanches et le reste, et ayant entendu parler au détour d'une conversation de bistrot d'un régime qui semblait efficace, je me suis lancée. Là encore, pas de grande révolution culinaire. Le régime était assez simple, assez strict aussi. Et moi assez motivée par les résultats rapides pour m'y tenir. Je ne prétends pas que ce régime soit une panacée, je m'y suis tenue, il m'a convenu. Pour les curieux et curieuses, il s'agit de la méthode Dukan (Google est ton ami si tu veux en savoir plus).

Ce que ce régime m'a apporté, car il était incompatible avec les sandwiches de la boulangerie et autres plats plus ou moins cuisinés qui constituaient mon alimentation, c'est d'avoir à préparer mes repas, en particulier celui de midi que je prenais au travail. De fil en aiguille, et surtout après la période de perte de poids à proprement parler, il me fallait tout de même continuer à surveiller d'assez près mon alimentation (la phase de stabilisation du régime, celle qui permet de ne pas reprendre les kilos perdus). Et donc de m'intéresser de plus en plus au contenu de mon assiette. D'abord pour réfléchir à ce qui la compose, non pas le nombre de calories, mais déjà en termes de protéines, glucides, lipides. Et de par le régime que je m'étais imposée, les plats cuisinés ne répondaient que rarement à l'équation à résoudre. J'ai donc dû apprendre à cuisiner un tant soit peu les ingrédients de base, afin d'avoir du plaisir à manger.

De fil en aiguille, en cherchant sur le net des recettes en adéquation avec ce que je voulais, j'ai découvert les bentôs. Ce n'est pas forcément la solution miracle à une nourriture équilibrée, mais c'est une approche ludique à la composition d'un repas à emporter pour manger hors de chez soi. J'en ai parfois posté des photos sur ce blog l'an dernier, ou sur mon flux flickr. Le contenu peut en être diététique. Ou pas. Pour moi ça a été un moyen de poursuivre une alimentation disons... contrôlée.

J'ai la chance d'avoir un revenu correct, pas de famille à charge. Préparer mes repas de midi étant plus économique que d'acheter des repas tout prêts, j'ai choisi d'acheter autant que possible des ingrédients frais, si possible bio, tant qu'à faire. Ou achetés auprès de producteurs locaux, comme je vis relativement à la campagne.

J'ai aussi acheté, par je ne sais plus quel cheminement, deux ou trois livres en relation avec la nourriture. Dont le livre cité au début de ce texte, Toxic. Il y a déjà plusieurs mois. Il attendait sur une étagère de ma bibliothèque que je veuille bien m'y pencher, ce que j'ai fait ces derniers jours. C'est une enquête, un peu à la sauce des reportages de Michael Moore et autre Supersize Me. En pire, dans le domaine de l'horreur. Le genre de livre qui vous fait hésiter à remettre les pieds dans un supermarché, et quand vous y êtes, vous avez l'impression d'être à la cueillette de champignons... sans rien connaître aux champignons, en ayant peur de vous empoisonner à chaque spécimen déniché.

Une enquête donc. Partie naïvement à la recherche de ce qui rend les américains obèses, avec quelques années d'avance sur nous. Obèses, avec des problèmes cardiaques et de diabète. L'auteur pensais, comme on nous l'assène aussi depuis quelques temps, que ce n'était qu'une question de manger "trop gras, trop sucré". Qu'il ne s'agissait que d'activité physique et de calories à surveiller. Et qui découvre, et nous fait découvrir, les dessous de ce qu'on nomme l'industrie agro-alimentaire. Dire que le seul intérêt de cette industrie est le profit maximum ne surprendra personne. Mais de lire comment elle y parvient, et jusqu'à quel point notre sort n'a pas grand chose à envier aux oies qu'on gave, à n'importe quel prix, donne la chair de poule. Ces industries, donc, s'en mettent plein les poches, de par les profits qu'elles tirent à nous vendre de la merde, comme dirait J-P Coffe, de par les subventions qu'elles touchent des états pour l'agriculture intensive. Le coût à payer, ce sont nos assurances maladies, la sécu, nous et notre santé qui le payons. Pour le plus grand bonheur des industries pharmaceutiques.

Tout ça vous paraît réducteur ? Lisez ce livre, pour le prix d'un menu au MacDo... sinon je le prête volontiers. Faites-le pour vous, pour vos artères, pour vos enfants. Même si seulement la moitié est vraie, ça remet vraiment en question le carburant de nos existences, notre nourriture.

Je vous laisse, j'ai un bentô à préparer pour demain, et quelques rondeurs accumulées pendant les fêtes à éliminer ;-)

Commentaires

1. Le vendredi, 8 janvier 2010, 22:33 par Jeanmii

Salut Gin
Avant toute chose, je te souhaite une bonne et heureuse année 2010.
En ce qui concerne la (mal)bouffe, j'ai l'oportunité de - bien - connaître 2 nord-américaines bien enracinées dans notre coin de pays, adeptes du manger crû. Je n'ai pas encore essayé, mais certains plats ont l'air "rudement" bon. D'ailleurs, l'une de ces dames a édité un "e-book" pour la confection de mets au chocolat. Alors tentée de rejoindre les sites de France (www.saveurs-crues.ch) - mais ne pas se moquer de son accent québecois... ou d'Amy (blog.simplement.cru) ???
Pis à l'occas', si tu peux me prêter ton bouquin, c'est pas de refus...
A tout bientôt... grosses bises
Jean-Mii

2. Le dimanche, 10 janvier 2010, 15:04 par Gin.net

Salut Jean-Mii,

Manger cru... à 100%, je suis un peu sceptique. Mais je mange tout de même des aliments crus, comme un peu tout le monde: salades diverses, tartare, sushis :D  Pour le livre, pas de problème, je te mets en liste d'attente, car un autre ami me l'a déjà demandé.

Bises et à bientôt

3. Le jeudi, 28 janvier 2010, 13:43 par L.

Dans le même genre:

- Un documentaire édifiant: Nos enfants nous accuseront -> http://www.nosenfantsnousaccuseront...
- Et un autre film : Fast Food Nation

Bon appétit.

4. Le jeudi, 28 janvier 2010, 17:37 par Gin.net

Ah, ton avis m'intéresse, j'ai déjà lu pas mal de choses à propos du premier film que tu mentionnes, et j'avais justement l'intention de le regarder à l'occasion. C'est bien ?

Le deuxième titre me dit quelque chose, il faudrait que je me renseigne.

5. Le mardi, 23 février 2010, 19:26 par danae

Petit coucou Gin Net. Pour te souhaiter une bonne année, c'est un peu tard, mais le coeur y est.
Je vois que tu es courageuse pour perdre du poids et mieux manger. Tu as raison, il faudrait que je suive ton exemple.
Je t'embrasse.

6. Le vendredi, 23 avril 2010, 01:14 par Gwenn

Je viens ici en venant de pentax one.

Yahoo aime bien faire du "réchauffé" dans leur super nouvelle du jour. Récemment ils ont ressorti un truc sur les rats qu'ils avaient déjà publié il y a au moins trois ans si ce n'est plus.
Des rats alimentés avec des hamburgers et autres joyeusetés avaient développé (en plus d'obésité et de problèmes divers et variés) les même symptômes que les drogués à savoir perte d'intérêt et de capacité à faire ce qui leur permettait auparavant d'obtenir de la nourriture.
Ca fait froid dans le dos.

Je mange bien un macdo de temps en temps mais j'en perds le goût au fur et à mesure que les "fast food" (nourriture rapide) plus orientés sur les crudités et autres se développent. Sans parler des smoothies (LES VRAIS! Et faits maison en plus) qui contiennent tout ce qu'il faut et qui me permettent d'avoir mes apports journaliers divers et variés sans avoir à "manger des légumes".